Saison #2

24 juin 2021

L’amour

De quoi parlons-nous quand nous parlons d’amour ?

Tenter de le définir ? L’ambition serait vertigineuse !
L’amour, c’est le puits sans fond des clichés, des tabous… et des jardins secrets.

Pour autant, rien n’empêche de relever le défi, comme on saute d’un plongeoir ou dans une histoire d’amour : en fermant les yeux.

Parce que c’est bien de cet amour-là qu’il est question ici.
De l’amour « romantique ».
Celui qui fait fermer les yeux.

Celui qu’on présente comme un aboutissement absolu.

Surtout aux femmes.

Parce qu’il promet de les rendre heureuses, d’apporter affection, «protection», puis le «bonheur», évidemment, d’avoir des enfants… Des enfants qui apprendront dès la cour de récré, que «l’amour, c’est pas pour les garçons» et, plus tard, que «c’est un truc de gonzesses». C’est malin.

Pour le cinéma ou la télévision, on appelle «female gaze» la perspective d’une œuvre construite du point de vue féminin. Alors chiche, interrogeons justement ce parti pris pour proposer une – petite – exploration de l’imaginaire féministe de l’amour.

Un jeu de mikado qui s’aventure sur les frontières : femme-homme, privé-public, couple-célibat, homo-hétéro, interdit-consentit… et qui tente d’en apprécier les bornes : stéréotypes, tabous ou lois. Un jeu sans prétention ni dogmatisme qui pose plus de questions qu’il n’apporte de réponses.

L’idée que l’amour a quelque chose à voir avec l’inégalité des sexes n’est pas nouvelle.

Mais notre époque, à son tour, en propose des relectures d’un point de vue féministe dont cette deuxième saison du Printemps des Fameuses 2021 voudrait se faire modestement l’écho pour questionner les normes du couple, de l’engagement, de la fidélité, de l’exclusivité, de la cohabitation, de l’hétérosexualité, de la parentalité… mais aussi, pour parler de l’amour.

Au programme

Une journée ouverte à tou·te·s pour changer les idées sur l’égalité femmes-hommes.

Victoire Tuaillon 
Met le « cœur sur la table »

Charlotte Debest 
Interroge « le choix d’une vie sans enfant »  

Laura Berlingo 
Plaide pour une sexualité « bien à soi »

Un collectif Olé Olé
Part à « la reconquête du désir des femmes »

La suite au fur et à mesure…