N°2 - novembre 2018

FAIRE DE NANTES ET DE LA RÉGION UN LABORATOIRE NATIONAL DE L’ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES.

La vidéo

Une minute, un sujet édifiant.

Le chiffre

Pas la peine d’en rajouter.

0

Une seule présidente parmi les 33 chambres consulaires de Bretagne et Pays de la Loire.

L'image

Pour marquer les esprits.

LADYDENANTES, LA VILLE VUE À TRAVERS LES YEUX DES FEMMES

Montrer la ville à travers le regard et les mots de femmes qui y vivent et la font vivre, telle est l’ambition de Alexandra Rhoul avec LadydeNantes. Chaque semaine, la fondatrice de cette page Facebook et du compte Instagram dresse le portrait photo et écrit d’une Nantaise chez elle, au travail ou dans un lieu qu’elle affectionne particulièrement. Son objectif, explorer Nantes par le biais d’entretiens avec des femmes de tous âges (2 à 95 ans) ou horizons culturels et (re)découvrir des lieux mythiques ou inconnus de la ville. Face au succès du projet (40 interviews sollicitées par les intéressées elles-mêmes et près de 2500 followers en sept mois), Alexandra Rhoul a lancé une campagne de crowdfunding pour créer un site internet et rémunérer les photographes qui l’accompagnent. Son rêve ? Faire de LadydeNantes un magazine papier artistique fait par et pour des femmes !

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La Fameuse

Elle s’est dit qu’elle pouvait le faire… alors elle l’a fait !

LAURENCE VERNAY

Présidente de Femmes Chefs d’Entreprises (FCE) Pays de la Loire, avocate et dirigeante de TGS France Avocats.

Pourquoi avez-vous rejoint FCE Pays de la Loire ?

Il y a six ans, avec une vingtaine de femmes entre Nantes et la Vendée, nous nous sommes réunies à travers Entreprendre au Féminin, un réseau d’entraide qui visait à fédérer les dirigeantes et les cheffes d’entreprises. En 2013, nous nous sommes dit que nous avions intérêt à rejoindre un réseau national afin de mener une action plus efficace et pérenne. Nous avons rapidement identifié l’association FCE, qui nous a séduites parce qu’elle portait un vrai sens dans l’action collective.

Nous sommes maintenant une centaine d’adhérentes en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et en Vendée. A la fin de mon mandat de présidente en 2019, nous allons splitter en trois délégations et chaque département aura sa propre présidente et prendra son envol.

« Les dirigeantes doivent prendre conscience de l’importance des réseaux »

Quelles actions concrètes menez-vous pour les cheffes d’entreprise ?

Au-delà d’être un simple réseau d’affaires, FCE a un axe féministe et des objectifs clairs : féminiser les organes de gouvernance des entreprises, favoriser la présence des femmes au sein des conseils d’administration et améliorer la mixité au sein des organes plus institutionnels du monde économique, via la prise de mandats patronaux.

Les chefs d’entreprise peuvent, par le biais de fédérations, du MEDEF ou de la CPME, obtenir des mandats dans des organes de type Chambres de commerce, Tribunaux de commerce, Prud’hommes, CPAM ou organismes de formations. Ces mandats sont très largement détenus par des hommes. Avec FCE, nous permettons aux femmes d’être visibles en leur proposant ces mandats.

À Nantes, nous avons permis à six femmes de se faire élire, notamment Corinne Besnard, qui est maintenant vice-présidente de la Chambre de commerce de Nantes. Cela n’était jamais arrivé avant et nous en sommes très fières.

FCE fait aussi la promotion de l’entrepreneuriat féminin et mène des interventions dans les écoles de commerce, les collèges et les lycées. Cela permet de montrer que ce n’est pas réservé à une élite et que c’est possible. Cela permet aussi de donner des exemples de femmes qui entreprennent, concilient leur vie professionnelle et personnelle sans problème et ont des enfants qui sont très équilibrés !

Pourquoi est-ce important de féminiser les organes de gouvernance ?

C’est important que les femmes soient représentées. Cela apporte une façon complémentaire d’appréhender les choses. La mixité est une richesse. Par exemple, aujourd’hui, à la Chambre de commerce de Nantes, on voit des hommes dans les commissions de travail qui nous disent « c’est chouette d’avoir plus de femmes autour de la table ». Dans le monde économique, qui a toujours été très masculin, il est essentiel que les organes institutionnels qui représentent ce monde soient à l’image des salarié.e.s et des personnes qui y évoluent.

Le 22e congrès national de FCE débute ce 15 novembre. Vous avez obtenu pour la première fois son organisation à Nantes. Pourquoi avoir choisi de traiter la thématique du temps ?

Le sujet a tout de suite fait mouche. Nous avons voulu montrer que les femmes savaient très bien organiser leur temps car en plus de leur rôle de cheffe d’entreprise, elles ont souvent deux ou trois agendas en un, le professionnel, le personnel… Nous avons eu envie de réfléchir à la manière dont ce temps s’appréhende d’un point de vue sociologique et philosophique et les différences de rapport au temps entre hommes et femmes, mais aussi en Occident et ailleurs.

L’objectif du congrès est à la fois pédagogique et divertissant, nous souhaitons donner des outils et des idées inspirantes, nous ouvrir à d’autres personnes et faire des rencontres tout en passant un bon moment.

Comment réussir à trouver le temps de s’engager quand on est dirigeante d’entreprise ?

On trouve le temps quand on trouve le sens. Les femmes dirigeantes doivent prendre conscience de l’importance des réseaux. Ce n’est pas un hasard si les réseaux féminins se sont énormément développés depuis cinq ans, cela répond à un besoin.

En général, les femmes entreprennent sur des TPE ou de plus petites structures que les hommes. Pour elles, il plus difficile de dégager du temps  car quand on est à la tête d’une petite structure, on fait un peu tout. D’où l’importance de trouver des réseaux qui permettent à prendre ce temps-là pour créer du lien avec d’autres chefs d’entreprise.

S’investir dans un réseau n’est pas du temps en plus du reste, il fait partie du reste. C’est important de pouvoir échanger sur nos difficultés communes, mais aussi en termes de business, de s’inspirer d’autres expériences professionnelles et de bénéficier de formations continues. Quand on est isolée, on passe à côté de tout ça.

L'Infâmeuse

L’info qui donne des boutons !

MAIS QUE FAIT LA POLICE ?!

« Jamais je n’aurais pointé mon arme sur ma femme, je suis policier avant tout. » Une déclaration peu convaincante aux yeux du tribunal correctionnel de Nantes, qui a condamné un officier de police à six mois de prison avec sursis pour avoir menacé son épouse de son pistolet. Le fonctionnaire originaire de Vertou avait notamment pour habitude de débiter des menaces de mort à sa compagne à qui il avait promis de mettre « du plomb dans la tête » : « si j’avais une grenade, je t’en mettrais deux dans la bouche » ou encore « je devrais te dessouder maintenant, comme ça je serais sûr que tu ne porteras pas plainte ». Des horreurs provoquées uniquement par son penchant pour l’alcool, selon l’intéressé.

Malgré plusieurs sanctions depuis 2014, l’homme de 54 ans continuait de « veiller pour la patrie » en toute quiétude et sa révocation de la police n’est toujours pas d’actualité. A quelques semaines de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, ça fait désordre. On rappelle qu’en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son (ex-)conjoint et qu’en Loire-Atlantique, 4 600 femmes entre 20 et 69 ans sont victimes de violences conjugales chaque année. Dans la région, on compte un appel par jour au 39 19, numéro national de référence d’écoute téléphonique et d’orientation à destination des femmes victimes de toutes formes de violence.

Zoom et dézoom

On part d’ici, on va voir ailleurs.

THINK GLOBAL, ACT LOCAL !

Si 30 % de femmes se lancent dans la création d’entreprise, elles ne représentent que 14% des dirigeants. En outre, un homme entretient en moyenne 72 relations dans son réseau professionnel contre 50 pour une femme.  Pour remédier à cet isolement des cheffes d’entreprise et dynamiser l’entrepreneuriat au féminin, Femmes de Bretagne œuvre à créer du lien et de la solidarité entre entrepreneuses. En quatre ans, le réseau collaboratif a su fédérer 6 800 membres sur cinq départements en Bretagne et en Loire-Atlantique et s’est implanté dans plus de 30 villes, dont Fougères (35) qui vient tout juste d’accueillir deux nouvelles coordinatrices.

L’idée d’agir sur son territoire pour faire bouger les lignes à plus grande échelle inspire aussi de l’autre côté de l’Atlantique. Au Québec, Compagnie F forme, accompagne et outille des entrepreneuses depuis 1997 et les incite à bâtir et rejoindre des réseaux professionnels. Premier organisme montréalais dédié à l’« entrepreneurship » au féminin, Compagnie F a permis à 3 000 femmes de lancer leur business et entend bien continuer de démontrer que l’entrepreneuriat est accessible à toutes les femmes !

DES MEDIAS PAR ET POUR DES FEMMES

Créer un média « engagé, positif et optimiste » pour les femmes, tel est le nouveau défi que s’est lancé Axelle Tissandier, fondatrice de AXL Agency et ancienne déléguée nationale de la campagne d’Emmanuel Macron. WondHer, c’est son nom, verra le jour en décembre sur Instagram. Épaulée par Tom Rouyres, directeur média de Golden Network (Groupe M6), la future rédactrice en chef du webzine promet de faire découvrir des infos inédites et de construire une communauté de femmes afin de leur transmettre l’idée que tout est possible !

A Angers, une autre femme a également décidé de créer un média destiné aux femmes. Portraits, actu économique et conseils, c’est ce que propose le magazine en ligne Entrepreneuze, qui met en lumière l’entrepreneuriat au féminin. Fondé par Bérengère Soyer, le webzine gratuit et collaboratif a la particularité de proposer du contenu écrit par des cheffes d’entreprise elles-mêmes. Chaque mois, on peut ainsi découvrir le portrait d’une dirigeante mais aussi le parcours d’hommes qui soutiennent les entrepreneuses. Par ailleurs, la fondatrice a mis en place un partenariat avec l’ONG Plan France, afin qu’une partie de chaque don versé à Entrepreneuze aide à parrainer une petite fille dans le besoin.

L'agenda

22e Congrès national FCE
📅 Du 15 au 17 novembre – Hôtel de Ville et Stereolux, Nantes.
Le temps est un sujet polymorphe, on peut le voir comme un ennemi ou comme un allié, comme une ressource ou une contrainte et quoi qu’on puisse en penser, il s’égraine, imperturbable…

Rencontres départementales « Sport et Femmes, gagnons du terrain ! »
📅 16 et 17 novembre – Hôtel du département de Loire-Atlantique.
Rencontres gratuites et ouvertes à toutes et à tous. Au programme : tables-rondes, conférences et ateliers.

Le Salon des Entrepreneurs
📅 21 et 22 novembre – La Cité des Congrès, Nantes.
Le plus grand rassemblement d’entrepreneurs de la région grand Ouest s’adresse à tou.te.s les entrepreneur·ses qui souhaitent développer leur réseau, trouver des financements, se former aux nouveaux outils numériques et faire décoller leur activité.

Dénoncer les violences sexistes, retour sur le mouvement de l’automne 2017
📅 Lundi 26 novembre, 19h30 – Maison des Arts de Saint-Herblain.
Conférence-débat en présence de Véronique Le Goaziou, sociologue et ethnologue.
Renseignements : 02 28 25 25 80

Conférence gratuite de Catherine Vidal : Le cerveau a-t’il un sexe ?
📅 Jeudi 29 novembre à 17h30 – Université de Nantes.
Dans le cadre de la première rencontre scientifique « Sexe et genre en recherche », la Mission Egalité femmes-hommes de l’Université de Nantes accueille Catherine Vidal, neurobiologiste et directrice de recherche honoraire à l’institut Pasteur à Paris.

Un événement à partager ? Dites-le-nous : bonjour@lesfameuses.com.

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