Francis Dupuis-Deri

Professeur en science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM)

Professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et membre de son Institut de recherches et d’études féministes (IREF). Auteur du livre « La crise de la masculinité : autopsie d’un mythe tenace » (éd. Remue-ménage/Points) et codirecteur de plusieurs ouvrages, dont « Antiféminismes et masculinismes d’hier à aujourd’hui » (PUF, avec Christine Bard et Mélissa Blais) et « Les antiféminismes : analyse d’une rhétorique réactionnaire » (Remue-ménage, avec Diane Lamoureux).

 

Crédit photo : Émilie Tournevache

Quelle place pour les hommes proféministes dans l’histoire ?

À première vue, il est heureux que des hommes s’engagent dans la cause féministe, en ne laissant pas aux femmes seules le fardeau de s’émanciper. L’histoire occidentale compte d’ailleurs quelques exemples d’hommes qui se sont déclarés champions des femmes et qui ont dénoncé la misogynie de leur société.  Mais ces hommes peuvent-ils se définir comme féministes, ou bien doivent-ils se satisfaire du statut « d’alliés » ? Quelles raisons peuvent mener un homme à se dire proféministe et que peut-il faire pour aider le mouvement féministe ? S’agit-il d’un sincère combat ou plutôt d’une volonté de conserver ses privilèges ?